Âmes d’État – Sanglornis prima 4

Âmes d’État
Didier Quesne

Collection Fractales Fantasy (FF 25)
février 2003
256 pages
ISBN : 978-2-910899-70-7
Prix :
15,20 € (papier)
3,20 € (numérique)
État : disponible

Illustration : Didier Graffet

Pour la survie des Hommes…

S’appuyant sur la légende de Janis d’Avroz qui avait réussi à domestiquer un sanglorni, l’Empereur décide de créer une nouvelle troupe d’élite composée de soldats et de ces prédateurs indomptés.
Mais personne n’a jusqu’à présent réussi à capturer un sanglorni et, hormis Janis, encore moins à le domestiquer. Il lui faut donc des hommes d’exception pour mener à bien son projet. Des hommes comme “les penseurs” qui, dit-on, seraient capables de lire dans la pensée des autres et de prévoir leurs réactions. Mais de tels hommes sont rares et ce qu’ils sont capables de faire sur un être humain pourront-ils le reproduire sur un sanglorni ?
Rien n’est moins sûr.
Tout reste à faire.

Âmes d’État (numérique)

Âmes d’État (papier)


Numérique



Papier


Les premières lignes

C’était un jour qui ressemblait à un autre. Le ciel était couvert, comme souvent en cette saison d’automne, et un petit vent d’ouest faisait remonter des odeurs du marais, et des remugles moins sympathiques venant des déchets de poissons abandonnés par les pêcheurs quand ils nettoyaient leurs prises et leurs filets. Les rats, les chats, les porcs et les chiens se disputaient cette viande fortement odorante, mêlant la voix de leurs disputes à celles des marchands et des chalands qui discutaient invariablement le prix des denrées.
Ce jour-là, il se tenait tranquillement assis sur un vieux tonneau et regardait passer les ménagères, les marins qui remontaient du port, les quelques soldats impériaux qui discutaient en faisant les cents pas devant la seule maison digne de ce nom, dans ce secteur de la ville-basse.
Il pouvait avoir trente ou trente-cinq ans, pas beaucoup plus, des cheveux châtains frisés qui commençaient à se raréfier sur son front et le sommet de son crâne, et portait une longue chemise au cuir élimé dont la teinture n’était plus qu’un pâle souvenir. Il n’était pas très grand, ni très puissant, mais compensait ce que certains auraient considéré comme un handicap, par une grande souplesse et une incontestable vivacité reconnues par quiconque l’avait vu bouger.

L’auteur

L’illustrateur

Professeur de géologie à l’université de Dijon, Didier Quesne cultive de nombreuses passions qui vont des longues balades en forêt à la pratique du kendo (sabre en bois japonais).
Il a toujours aimé lire. Dans tous les genres : du roman de S-F au polar, en passant par l’essai philosophique, le pavé scientifique, les recettes de cuisine ou les modes d’emploi de grille-pain.
Pour ses enfants, il a toujours aimé raconter des histoires, le plus souvent inventées. Passé à l’écriture voici plusieurs années, il s’y plaît et entend y rester.

Didier Graffet est né en 1970, dans la région lyonnaise. Après un bac A3 (Lettres et Arts plastiques), il intègre la prestigieuse école lyonnaise Émile Cohl.
Il débute sa carrière d’illustrateur indépendant en 1994 avec le jeu de rôles (magazine Casus Belli, jeux Agone, Chimères…) et les livres-aventures pour enfants. Puis les grandes maisons d’éditions de l’imaginaire lui confient les couvertures de leurs romans (Légende de David Gemmell, La Compagnie noire de Glen Cook…). Il réalise également des livres d’art (20 000 lieux sous les mers de Jules Verne, Steampunk avec Xavier Mauméjean…).
Son travail se verra couronné en 2002 par le prix Art&Fact, le prix du public Vision du Futur et le Grand prix de l’Imaginaire (catégorie illustration) pour l’ensemble de son œuvre. Puis en 2014, il reçoit à nouveau le Grand prix de l’Imaginaire (catégorie graphique) pour son livre d’art Steampunk.
Actuellement, il poursuit sa carrière de peintre, notamment en exposant dans les meilleures galeries.

Les autres romans de Didier Quesne

Cycle « Sanglornis prima »

Une série qui commence en science-fiction et qui s’achève en fantasy.

Les hommes ont créé leur ultime prédateur. Parviendront-ils à s’en débarrasser ou devront-ils s’adapter ?